Phil Collins : "J’ai frôlé la mort"… La confession bouleversante de la légende du rock sur son alcoolisme

Phil Collins : "J’ai frôlé la mort"… La confession bouleversante de la légende du rock sur son alcoolisme

Loin des projecteurs, l'artiste a traversé une descente aux enfers dont il parle aujourd’hui avec une rare franchise

Pendant des décennies, Phil Collins a incarné l’un des plus grands noms du rock. Entre les succès avec Genesis et une carrière solo jalonnée de tubes planétaires, rien ne semblait pouvoir ébranler le musicien britannique. Pourtant, loin des projecteurs, l'artiste a traversé une descente aux enfers dont il parle aujourd’hui avec une rare franchise. Dans un entretien accordé au magazine MOJO, il revient sur son alcoolisme et révèle le rôle déterminant qu’a joué Eric Clapton dans sa reconstruction.

Quand la retraite devient un piège

Contrairement à l’image souvent associée aux excès du rock'n'roll, Phil Collins n’a pas sombré au sommet de sa gloire. C’est une fois sa carrière mise entre parenthèses que tout a basculé.

Isolé dans sa maison en Suisse après une période personnelle difficile, le chanteur s’est retrouvé confronté à un quotidien vide et à une profonde solitude. L’alcool est alors devenu son seul refuge.

"Nuit après nuit, je me retrouvais allongé sur mon lit, les yeux rivés à travers une lucarne sur le ciel gris de Suisse, à maudire ma vie. Je suis tout seul, à part mes bons amis Johnnie Walker et Grey Goose."

Le témoignage est d’autant plus frappant que le musicien explique avoir traversé les décennies les plus folles de l’industrie musicale sans jamais développer de dépendance.

"Il m’a fallu attendre l’âge de 55 ans pour devenir alcoolique."

Pour lui, le véritable danger n’était pas les tournées ou la célébrité, mais le vide laissé par l’arrêt brutal de son activité.

"J’ai traversé les années 1960 enivrantes, les années 1970 psychédéliques, les années 1980 fastueuses, les années 1990 trépidantes. J’étais à la retraite, comblé, puis j’ai sombré. Parce que, tout à coup, j’avais trop de temps libre."

Eric Clapton, l’ami qui lui a tendu la main

Au moment où la situation devenait critique, Eric Clapton est intervenu. Ayant lui-même combattu de lourdes addictions par le passé, le guitariste a encouragé Phil Collins à rejoindre le Crossroads Centre, le centre de désintoxication qu’il a fondé à Antigua.

Le programme devait durer six semaines, mais Phil Collins a finalement quitté l’établissement au bout d’un mois afin d’honorer une tournée déjà prévue. Malgré cette sortie anticipée, il reconnaît que cette démarche a marqué un tournant dans son combat contre l’alcool.

"J’ai eu la chance d’y survivre"

Aujourd’hui, le musicien regarde cette période avec lucidité. Il ne cache pas à quel point son addiction l’a conduit au bord du précipice.

"C’est une épreuve que j’ai traversée, et j’ai eu la chance d’y survivre. J’ai frôlé la mort de très près."

Ces confidences offrent un éclairage inédit sur la vie de l’ancien leader de Genesis. Derrière les millions d’albums vendus et les salles combles se cachait un homme en pleine détresse, sauvé en partie par le soutien d’un autre monument du rock, Eric Clapton.

Avec ce témoignage poignant, Phil Collins rappelle que les blessures les plus profondes ne sont pas toujours celles que le public voit, et que même les plus grandes légendes peuvent vaciller avant de retrouver la lumière.