Quand les Guns N’ Roses ressuscitent un culte des Sex Pistols

Quand les Guns N’ Roses ressuscitent un culte des Sex Pistols

Il y a des ponts que seul le rock peut construire : en pleine tournée mondiale, les Guns surprennent leur public en exhumant un morceau culte du répertoire punk.

En plein milieu de leur tournée, les Guns N' Roses ont décidé d’exhumer “Black Leather”, un morceau culte né dans la fureur des Sex Pistols, puis repris par The Runaways. Ce choix, loin d'être un simple clin d'œil, démontre que le groupe californien n'a rien perdu de son gout pour le risque. 

En revisitant cette pépite à l'histoire tourmentée, Guns N’ Roses se réapproprie une culture underground et rebelle, qui a amplement influencé son ADN musical.  

Sur scène, l’onde de choc s'intensifie quand le micro change de mains : ce n’est pas Axl Rose, mais Duff McKagan, figure de proue de la scène punk de Seattle, qui s'empare du titre, laissant place une version plus crue et une dose d'imprévisibilité pure sous les projecteurs, qui accompagne la tournée. 

Car cette tournée mondiale refuse de s'enclaver dans une simple célébration nostalgique. Le groupe joue la carte de la surprise permanente, bousculant sa setlist en faisant cohabiter les classiques incontournables et les raretés les plus inattendues, une stratégie qui injecte un souffle nouveau et maintient une tension électrique à chaque show.

Les fans français ne seront pas épargnés par cette déferlante, avec deux dates exceptionnelles déjà cochées dans l'Hexagone. Ces rendez-vous s’annoncent comme de véritables chocs culturels où tout devient possible : des hymnes planétaires comme Sweet Child O’ Mine aux embardées les plus improbables vers le punk britannique.

En s'attaquant au monument Sex Pistols, Guns N' Roses confirme que le rock reste un organisme vivant, capable de muter et de se nourrir de ses racines les plus sauvages. Plus qu’un groupe, ils demeurent une machine imprévisible, prouvant que leur lien avec l'histoire du rock est loin d'être rompu.

Eva PICAVET