Radiohead : le retour en France promis, et cette fois ils n’ont plus le choix

Radiohead : le retour en France promis, et cette fois ils n’ont plus le choix

Après des années de silence radio sur scène dans l'Hexagone, l'espoir renaît enfin pour la communauté Radiohead. En pleine promotion parisienne, le guitariste Ed O’Brien a confirmé que la bande d'Oxford ne pouvait plus décemment faire l'impasse sur ses fans français.

On ne va pas se mentir, le dernier tour de piste de la bande à Thom Yorke nous avait laissé un sérieux goût d'inachevé. Alors que le leader du groupe s'apprête à sortir un nouvel album solo, l'absence totale de dates françaises lors de la précédente tournée avait viré à la frustration collective. Il faut remonter au passage électrique du combo au Main Square Festival d’Arras en juillet 2017 pour retrouver leur trace chez nous. Une éternité pour un groupe dont la relation avec notre pays dépasse le simple cadre promotionnel.

C’est à l'occasion de son passage à Paris pour défendre son projet personnel, Blue Morpho, que le guitariste Ed O’Brien a brisé la glace. Interrogé sur les futurs plans de la formation culte, le musicien n'a pas fait dans la dentelle : un retour en France est une nécessité absolue. Avec un humour typiquement british, il a même confié qu'il craindrait pour sa propre peau si le groupe osait nous snober à nouveau, tant le lien avec le public français est historique et viscéral.

Pour expliquer l’absence étrange de Paris sur la carte des derniers concerts, Ed O'Brien évoque un phénomène d'aspiration par Londres, qui aurait "absorbé" la logistique de la tournée européenne. Un choix qu'il juge aujourd'hui injuste et qu'il compte bien rectifier. Cependant, la patience reste de mise : Radiohead semble désormais privilégier une organisation millimétrée, à raison d'un seul continent visité par an. Si cette nouvelle stratégie rend une venue dès 2027 encore incertaine, la volonté de revenir est désormais actée.

Le rendez-vous est pris : pour Radiohead dans l'Hexagone, ce n’est plus une question de "si", mais de "quand".

Aaron MAI