Red Hot Chili Peppers : Un pactole à 300 millions de dollars pour leurs masters

Red Hot Chili Peppers : Un pactole à 300 millions de dollars pour leurs masters

Les Red Hot viennent de réaliser le braquage du siècle en cédant l'intégralité de leurs enregistrements originaux. Entre nostalgie et business pur, Anthony Kiedis et sa bande tirent un trait sur le contrôle de leurs bandes pour une somme qui donne le tournis.

C’est un tournant historique pour les Red Hot Chili Peppers. Le groupe vient de vendre la totalité de son catalogue d’enregistrements à Warner Music Group, un partenaire avec qui ils font route commune depuis l'onde de choc Blood Sugar Sex Magik en 1991. Pour un montant estimé à plus de 300 millions de dollars, la major prend désormais les commandes de tous leurs masters. Cela signifie que Warner encaissera désormais chaque centime généré par le streaming, les ventes physiques, les passages radio et les contrats de licences.

Ce deal n'est pas un coup d'essai pour la formation, qui avait déjà empoché environ 140 millions de dollars en cédant ses droits d’édition à Hipgnosis Songs Fund (devenu Recognition Music Group). Cette nouvelle opération a été rendue possible grâce à une alliance stratégique entre Warner Music Group et la société d'investissement Bain Capital. Ensemble, ils ont puisé dans un fonds de 1,2 milliard de dollars lancé l'an dernier et dédié exclusivement au rachat de catalogues musicaux prestigieux.

Il faut dire que la mise est rentable : l'œuvre des Red Hot générerait environ 26 millions de dollars par an, une rente qui revenait jusqu’ici directement aux membres du groupe. Leur cote de popularité ne faiblit pas, comme en témoignent leurs deux derniers opus de 2022, "Unlimited Love" et "Return Of The Dream Canteen", qui ont squatté le top 3 des classements aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les Red Hot confirment qu'ils restent des poids lourds incontournables du Rock mondial.

Les Californiens rejoignent ainsi une liste de plus en plus longue de légendes ayant succombé à l'appel des investisseurs. Ils emboîtent le pas à Bruce Springsteen, qui a signé un accord d’environ 500 millions de dollars, mais aussi à des icônes comme Bob Dylan, Neil Young, Pink Floyd, Queen ou encore les géants de KISS. C'est la fin d'une époque où l'artiste restait seul maître de ses bandes, au profit d'une industrialisation massive des classiques du répertoire.

Les masters changent de propriétaires, mais le groove californien, lui, n'a pas de prix.

A. MAI