L'effervescence est palpable du côté de Los Angeles. Pour ce treizième album studio, le quatuor a repris ses quartiers dans les célèbres studios Shangri-La, retrouvant pour l'occasion leur complice de toujours, le producteur Rick Rubin. Loin de se reposer sur leurs lauriers après 40 ans de service, les Peppers semblent habités par une flamme neuve. Interrogé par Zane Lowe, Flea n'a pas caché son enthousiasme sur cette phase de création : « On joue, on compose des morceaux et de la nouvelle musique. C'est génial, et tout est différent », a-t-il lâché, confirmant une volonté farouche de renouvellement.
Le processus de sélection a été particulièrement exigeant pour ce nouveau projet. Le bassiste a révélé que la bande avait déjà répété trente chansons, mais qu'un tri drastique avait été nécessaire pour ne garder que l'essentiel. « On en a écarté la moitié pour se concentrer sur celles qui dégageaient le plus d'énergie brute », explique-t-il. Cette quête de sincérité sonore promet un disque intense, porté par une alchimie retrouvée. Les premières indiscrétions évoquent un opus qui sera « plus funky que Californication » mais également « plus bizarre que Stadium Arcadium ».
Sur le plan musical, Flea promet des sommets, évoquant notamment le travail de John Frusciante dont les riffs seraient, selon ses mots, carrément « paranormaux ». De son côté, Anthony Kiedis aurait couché sur papier des textes « profondément introspectifs », puisant sans doute dans l'histoire riche et parfois douloureuse du groupe. Cette profondeur émotionnelle fait écho au récent documentaire consacré à Hillel Slovak, leur guitariste originel, mais aussi aux expérimentations plus personnelles de Flea dans le jazz avec son projet Honora.
Le rendez-vous est pris : les Red Hot s'apprêtent à prouver une nouvelle fois que leur groove est immortel et que la prise de risque reste leur seul véritable carburant.
Aaron MAI









